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Immigrer en Indonésie après 40 ans : quelles options ?

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Yuki Tanaka

28 avril 2026

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Immigrer en Indonésie après 40 ans est un projet de plus en plus concret pour des milliers d'Européens et de francophones chaque année. Le pays offre un coût de la vie parmi les plus bas d'Asie du Sud-Est, un cadre naturel exceptionnel entre plages, rizières et volcans, et plusieurs dispositifs de visa adaptés aux profils non-salariés, retraités ou investisseurs. Voici un tour d'horizon des options disponibles en 2026.

Pourquoi immigrer en Indonésie en 2026

L'Indonésie est l'un des rares pays d'Asie à avoir mis en place simultanément un visa pour nomades numériques, un visa pour résidents aisés et un mécanisme d'investissement de long séjour. Cette diversité en fait une destination réaliste pour qui a passé la quarantaine et recherche stabilité et qualité de vie.

Quelques arguments concrets :

  • Coût de la vie ultra-bas : l'indice Numbeo positionne l'Indonésie à 22, contre 70 en moyenne pour l'Europe de l'Ouest. Le pouvoir d'achat d'un revenu modeste selon les standards européens y est considérable.
  • Climat tropical toute l'année à Bali, Java ou Lombok, avec des températures stables entre 25 et 33 °C.
  • Visa on arrival (VOA) universel, accessible sans démarche préalable depuis la France, la Belgique, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie.
  • Population de 280 millions d'habitants, marché intérieur dynamique et économie en croissance régulière.
  • Taux de chômage de 5,5 %, signe d'un tissu économique actif, même si les étrangers ne peuvent travailler localement que sous conditions.

Pour ceux qui envisagent de s'installer à Bali, Vivre à Bali (Canggu) : le guide complet pour les expatriés 2026 offre un panorama détaillé de la vie quotidienne sur place, des transports aux formalités de quartier.

Les principaux programmes d'immigration

L'Indonésie ne propose pas d'immigration permanente classique accessible aux étrangers par une voie simple. Les options disponibles sont toutes à durée déterminée, renouvelables selon les conditions propres à chaque dispositif. En 2026, quatre programmes méritent attention.

Digital Nomad Visa (E33C)

Le visa E33C s'adresse aux travailleurs à distance dont l'employeur ou les clients sont basés hors d'Indonésie. Il est valable 12 mois et renouvelable.

Conditions principales :

  • Justifier d'un revenu mensuel d'au moins 2 000 USD provenant de sources étrangères.
  • Fournir un contrat ou des preuves de revenus récents (relevés bancaires, contrats clients).
  • Souscrire une assurance santé internationale valide.

Ce visa n'autorise pas le travail pour une entreprise indonésienne. Il est particulièrement adapté aux freelances, consultants et créateurs de contenu après 40 ans souhaitant s'installer à Bali ou Lombok. Pour comprendre les subtilités du marché du travail local et les règles du KITAS associé à l'emploi, Trouver un travail à Bali (Canggu) : secteurs, KITAS et stratégies pour expatriés apporte des éclairages pratiques.

Second Home Visa (SHV)

Le Second Home Visa permet un séjour de 5 ou 10 ans en Indonésie. Il cible les personnes disposant d'un capital suffisant ou de revenus passifs stables.

Conditions principales :

  • Déposer 130 000 USD minimum sur un compte bancaire indonésien, ou investir dans un bien immobilier d'une valeur équivalente éligible.
  • Ne pas exercer d'activité professionnelle pour une entité indonésienne.

C'est le visa de choix pour les retraités aisés ou les personnes vivant de dividendes, de loyers ou de pensions. Il offre une stabilité résidentielle nettement supérieure au visa nomade.

B211A Visa (Visit Stay)

Le B211A est un visa de séjour prolongé de 180 jours. Il est souvent présenté comme une solution d'entrée souple, parfois convertible en KITAS sous certaines conditions. Sa vocation première est touristique ou familiale, et son usage à des fins de télétravail reste dans une zone d'incertitude juridique. Il est peu adapté à un projet d'installation durable après 40 ans.

Golden Visa (2024)

Introduit en 2024, le Golden Visa indonésien cible les investisseurs. Il permet d'obtenir un titre de séjour de long terme en échange d'un engagement financier significatif :

  • Entre 160 000 et 320 000 USD selon la forme d'investissement retenue (fonds d'État, entreprise locale, obligations gouvernementales).
  • Durée de 5 ou 10 ans selon le montant investi.

Selon la Direction générale de l'immigration indonésienne (Direktorat Jenderal Imigrasi), l'ensemble de ces visas est administré par ses services, qui publient les formulaires officiels, les listes de documents requis et les tarifs à jour sur leur portail.

Système de sélection et critères

L'Indonésie n'applique pas de système de points à la manière du Canada ou de l'Australie. La sélection repose sur des critères financiers et documentaires plutôt que sur l'âge, la formation ou l'expérience professionnelle antérieure.

Points essentiels :

  • L'âge n'est pas un critère d'exclusion. Immigrer en Indonésie après 40 ans n'implique aucun désavantage administratif particulier. Aucun des visas disponibles ne fixe d'âge limite supérieur.
  • Les ressources financières constituent le critère déterminant pour le Second Home Visa et le Golden Visa.
  • Le revenu étranger justifié est la condition centrale pour le Digital Nomad Visa E33C.
  • L'état de santé : une assurance santé internationale valide est exigée pour la majorité des visas de séjour prolongé.
  • Le casier judiciaire : un extrait vierge (ou équivalent) est requis pour les demandes de KITAS ou de visas long séjour.

Il n'existe pas de voie simplifiée vers la nationalité indonésienne pour les résidents étrangers. Le KITAP (permis de séjour permanent) est théoriquement accessible après plusieurs années de séjour continu, mais ses conditions sont strictes et peu d'étrangers l'obtiennent en pratique. L'Indonésie n'autorise pas la double nationalité.

Coût des démarches

Les frais administratifs varient fortement selon le type de visa :

Visa Durée Coût estimé
VOA (Visa on Arrival) 30 jours (renouvelable 1×) 32 USD
B211A 180 jours 300–500 USD (hors agent)
Digital Nomad Visa (E33C) 12 mois 500–1 000 USD (frais officiels + services)
Second Home Visa 5 ou 10 ans 1 500–3 000 USD (hors dépôt de 130 000 USD)
Golden Visa 5 ou 10 ans 2 000–5 000 USD (hors investissement de 160–320 000 USD)

À ces frais administratifs s'ajoutent les dépenses de la vie courante. Le coût de la vie à Bali (Canggu) en 2026 présente un budget détaillé en IDR et en euros — location, alimentation, transports, loisirs — pour calibrer précisément son projet avant le départ.

Il est fortement recommandé de vérifier les tarifs officiels directement sur le portail de la Direktorat Jenderal Imigrasi avant tout versement à un prestataire tiers. Les honoraires d'agents varient considérablement et ne sont pas réglementés.

Étapes clés

Quelle que soit l'option retenue, le processus suit globalement les étapes suivantes :

  1. Choisir le bon visa selon son profil : télétravailleur, retraité, investisseur.
  2. Réunir les documents : passeport valide (minimum 6 mois de validité résiduelle), justificatifs de revenus sur 3 à 6 mois, extrait de casier judiciaire, attestation d'assurance santé internationale, photos d'identité récentes.
  3. Déposer la demande en ligne ou via l'ambassade d'Indonésie dans son pays de résidence. D'après le ministère des Affaires étrangères d'Indonésie, les demandes de visa peuvent être initiées directement auprès des représentations diplomatiques indonésiennes à l'étranger, notamment à Paris pour les ressortissants français.
  4. Entrer sur le territoire avec le visa approprié et en respecter les conditions d'entrée.
  5. Convertir le visa en KITAS si nécessaire — le permis de séjour temporaire est délivré par les services d'immigration en Indonésie après l'entrée sur le territoire.
  6. Renouveler le permis avant son expiration, en respectant les délais imposés par la Direktorat Jenderal Imigrasi. Tout dépassement expose à des pénalités.

Les délais de traitement varient de quelques jours pour le VOA à plusieurs semaines pour le Second Home Visa ou le Golden Visa. Anticiper au moins un mois de délai administratif est prudent.

Conseils pour réussir

Quelques recommandations pratiques pour maximiser ses chances et éviter les mauvaises surprises :

  • Préparer des justificatifs financiers solides. Les autorités indonésiennes exigent des preuves de revenus claires, récentes et cohérentes. Trois à six mois de relevés bancaires sont un minimum.
  • Ouvrir un compte bancaire indonésien rapidement après l'arrivée. C'est un pré-requis pour le Second Home Visa et simplifie les paiements du quotidien.
  • Vérifier la couverture santé en détail. Les établissements de qualité internationale sont concentrés à Jakarta, Bali et Surabaya. Une assurance couvrant l'évacuation médicale est vivement conseillée.
  • Apprendre les bases du bahasa indonesia. Peu de démarches administratives locales sont disponibles en anglais hors des grandes zones touristiques.
  • S'informer sur les risques spécifiques à l'archipel. Sécurité à Bali : volcans, santé, criminalité et numéros d'urgence recense les principaux risques naturels et sanitaires auxquels les expatriés sont exposés.
  • Consulter un conseiller fiscal avant l'installation. La résidence fiscale indonésienne se déclenche au-delà de 183 jours de présence par an et implique une imposition sur les revenus mondiaux dans certaines conditions.

Erreurs à éviter

  • Rester au-delà de la durée autorisée. Les amendes pour overstay sont appliquées strictement (environ 300 000 IDR par jour), et une interdiction de territoire peut être prononcée en cas de dépassement prolongé.
  • Travailler pour une entreprise indonésienne sans permis de travail. Exercer une activité professionnelle locale sans KITAS de travail est une infraction passible d'expulsion.
  • Recourir à des agents non vérifiés. Le marché des prestataires visa est vaste mais peu réglementé, notamment à Bali. Toujours croiser les informations avec le portail officiel Indonesia.go.id ou l'ambassade d'Indonésie compétente.
  • Sous-estimer les délais de traitement. La conversion d'un visa en KITAS peut prendre deux à quatre semaines. Éviter de planifier un voyage à l'étranger pendant cette période.
  • Négliger la déclaration de départ à sa caisse de retraite. Pour les retraités français, signaler l'expatriation à la CNAV et à l'AGIRC-ARRCO est indispensable pour maintenir le versement de la pension sur un compte à l'étranger.
  • Oublier la convention fiscale franco-indonésienne. Une double imposition partielle est possible si la situation n'est pas clarifiée en amont.

FAQ

Peut-on s'installer en Indonésie après 40 ans sans capital important ? Oui. Le Digital Nomad Visa E33C exige un revenu mensuel de 2 000 USD provenant de sources étrangères. Ce seuil est accessible pour de nombreux freelances ou consultants indépendants, sans immobilisation de capital.

Le visa nomade numérique est-il accessible depuis la France ? Oui. Les ressortissants français peuvent déposer une demande de visa E33C via l'ambassade d'Indonésie à Paris, ou utiliser le VOA à l'arrivée comme point d'entrée avant une régularisation sur place.

Peut-on acheter un bien immobilier en Indonésie en tant qu'étranger ? Les étrangers ne peuvent pas posséder de terrain en pleine propriété. Des montages juridiques tels que le bail emphytéotique (HGB) ou le droit d'usage (Hak Pakai) permettent des droits de long terme, mais nécessitent un accompagnement juridique local rigoureux.

Y a-t-il un âge maximum pour les visas indonésiens ? Non. Aucun visa disponible en 2026 ne fixe d'âge limite supérieur. Les critères sont exclusivement financiers et documentaires.

La retraite française peut-elle être perçue en Indonésie ? Oui. Les pensions de la CNAV et de l'AGIRC-ARRCO peuvent être versées sur un compte bancaire à l'étranger. Il est nécessaire de notifier son départ à sa caisse et de vérifier les implications de la convention fiscale franco-indonésienne.

Qu'est-ce que le KITAP et comment l'obtenir ? Le KITAP est le permis de séjour permanent indonésien. Il est théoriquement accessible après plusieurs années de séjour continu sous KITAS, mais ses conditions d'attribution sont strictes et les cas d'obtention par des ressortissants étrangers restent rares.

Conclusion

Les informations fournies sont à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique ou d'immigration. Pour toute démarche officielle, consultez les informations officielles publiées par les autorités du pays concerné.

Immigrer en Indonésie après 40 ans est un projet réalisable, à condition d'identifier le bon dispositif selon son profil. Le Digital Nomad Visa E33C convient aux actifs indépendants générant des revenus étrangers réguliers. Le Second Home Visa s'adresse aux retraités ou aux personnes disposant d'un capital mobilisable. Le Golden Visa cible les investisseurs prêts à engager des montants substantiels.

Aucune de ces options ne mène à la nationalité indonésienne, mais chacune permet de s'installer durablement dans l'un des archipels les plus attractifs d'Asie du Sud-Est. L'essentiel est d'anticiper les justificatifs financiers, de vérifier les conditions auprès des autorités compétentes, et de planifier les aspects fiscaux et de santé bien avant le départ.

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